NOS CONSEILS POUR VOTRE NEVRALGIE PUDENDALE

  • En parler à des professionnels médicaux :

    Lorsque vos douleurs apparaissent et ressemblent au tableau clinique de la Névralgie pudendale, votre première démarche consistera à consulter votre médecin traitant.

    Il est primordial d’avoir un parcours médical pour vos douleurs afin d’éliminer un maximum de théories potentielles expliquant l’apparition de vos douleurs, et pour mettre en place un protocole de prise en charge pour vous soulager. Neurologue, algologue, urologue… il existe différents types de professionnels médicaux pouvant vous aider. Demandez-nous lors de votre séance ostéopathique des références si besoin !

  • Une association qui peut vous aider :

    L’Association des malades d’algies pudendale (AMAP) pourra vous également vous conseiller Http://www.association-ainp.com.
  • A EVITER

    Certains sports comme le cyclisme, l’équitation, sports de combat (…) seront à éviter afin de ne pas augmenter la compression de la zone et accroître les douleurs.

    On nous demande souvent quel sport faire ou si on pourra un jour refaire son sport sans douleur. Nous n’avons pas de réponse préconstruite mais nous abordons le sujet avec nos patients au fur et à mesure de l’avancée du protocole de prise en charge ostéopathique. Cette douleur réagit souvent avec la notion de sollicitation dont celle du sport.

    A savoir que parfois  un exercice « aussi doux » soit-il, peut chez certains de nos patients réveiller la douleur (surtout les jours suivant une séance ostéopathique). Ainsi privilégiez la marche surtout.

    La pratique de sport sera à adapter et à évaluer selon vos douleurs. Attendez déjà d’être dans une période d’accalmie et de stabilité de la douleur pour envisager de reprendre une activité sportive.
    Si cela est possible, pratiquez une activité sportive douce, permettant d’assouplir vos articulations et garder une mobilité du bassin (notamment). Combinez ce sport à des étirements ( de type stretching, yoga doux, qi gong…) pour ne pas laisser vos musles trop contractés et ainsi, ne pas créer des tensions dans votre dos (dorsalgies, lombalgies et cervicalgies). Attention, il s’agit là encore de ne pas venir trop “tirer” sur vos muscles mais faire des étirements TRES doux !

  • Votre suivi ostéopathique :

    Nécessaire pour permettre à votre corps de retrouver un équilibre et une mobilité locale (bassin, coccygienne, sacrée, viscérale) mais de votre corps en entier afin de réduire vos douleurs et gênes.

  • La Kinésithérapie :

    Elle permettra une prise en charge pluridisciplinaire avec l’ostéopathie par une démarche rééducative visant les tensions musculaires.
    Prenez un rendez-vous chez un kinésithérapeute spécialiste de cette problématique (tous ne connaissent pas la névralgie pudendale ou ont d’autres spécialités que celle-ci). Regardez sur le site pudendalsite pour trouver un thérapeute spécialiste de la NP.
  • TENS

    Les appareils comme les TENS ont pu aussi aider les patients atteintes de NP.

  • La Naturopathie :

    La naturopathie peut vous aider à baisser votre seuil de douleur en revoyant votre alimentation, votre hygiène de vie, votre gestion de la douleur et vous renforcer grâce à un programme adapté et des compléments alimentaires.

    Nous travaillons au cabinet avec Christine Hustache, naturopathe (contact : ch.naturopathiie@gmail.com)

  • Mon Alimentation : quelques solutions naturelles...

    • Antidouleur naturel : Framboisier, Mélisse, Camomille (en tisane ou en complément alimentaire)
    • Bourgeon de Figuier :pour soulager les douleurs neuro et améliorer votre système digestif.
    • Optez pour une alimentation alcanalisante en diminuant l’apport d’aliments acides dans votre organisme et augmentez les fibres. Pensez à bien vous hydrater pour favoriser les selles molles.
  • Névralgie pudendale/ chocs émotionnels : Zen attitude à adopter !

    • Toute la journée, nous contractons notre bassin, notre anus parfois sans même s’en rendre compte. Une prise de conscience de votre bassin , type full mindness, peut être un élément clé.
    • Les méthodes de relaxation, d’hypnose, de méditation ou thérapies cognitivo-comportementales peuvent aussi aider les personnes souffrant de douleurs chroniques comme la névralgie pudendale;
    • L’Acupuncture, l’Auriculothérapie et la médecine chinoise atténuent souvent l’intensité de la douleur, et agissent sur les centres nerveux qui contrôlent la douleur pour en réduire l’intensité et permettent de relâcher des zones en lien avec le neurologique/fascia/tissulaire/digestif
  • Le confort avant tout !

    • Afin de soulager le nerf pudendal de l’effet de compression en position assise, optez pour des coussins ou bouée gonflables. Ils permettent d’épargner la charge du corps sur les endroits sensibles. Attention, il ne faudra pas pour autant les gonfler au maximum car ceci risque d’augmenter la compression sur la zone. Certains modèles nous sont conseillés par nos patients : Biomédical, Ergotech, Khol.
    • Préférer porter des vêtements confortables, pas trop serrés.
  • Chaud ou froid ?

    Les massages locaux sur les zones fessières et périnéales/anales permettront de baisser l’hypertonicité musculaire régnante et vous soulager. Vous pouvez essayer avec une balle de tennis ou un foam roller doucement (si trop de douleur arretez).

    Le chaud a un effet myorelaxant. Pensez à mettre une bouillotte sur vos zones douloureuses à détendre.

    Le froid quant à lui permet de réduire l’inflammation locale et diminue la douleur par l’effet « anesthésiant ». Il existe des poches de froid de la marque Yokool.

  • Pensez à votre posture :

    Si vous avez une mauvaise position assise, vous risquez d’augmenter les contraintes sur le bassin.

    En position assise vous devez vous reposer sur vos ischions (lieux d’insertion des ischio-jambiers) et non pas sur votre sacrum ou coccyx. S’assoir sur le sacrum cause beaucoup trop de contraintes sur les racines nerveuses émergentes, et notamment celles du nerf pudendal. Ceci déséquilibre complètement le bassin et cause tous les problèmes dont on traite dans cet article

    Ne croisez surtout pas vos jambes : risque de contractures/blocages/compensations locales et à distance de la région pelvienne.

    Eviter toute surcorrection inutile de vos pieds, ce qui pourrait engendrer une instabilité local mais aussi une posture non adéquate à vos maux. En cas de doute, consultez un podologue (NB : faites une séance ostéopathique auparavant, sinon vous risquez de faire des semelles sur un schéma postural incorrect et des blocages encore présents sur votre corps).

  • Les pieds ont une importance dans la NP :

    Un bilan podologique sera intéressant à faire chez les personnes atteintes de névralgies pudendales, d’autant plus si le traitement ostéopathique met du temps à faire effet.
    Tous les patients ayant des douleurs pelviennes ne consultent pas tous leur podologue !
    Il existe souvent une hypertonicité musculaire des fessiers, ischio-jambiers, mollets… Si votre bassin doit être souvent corrigé par votre ostéopathe, peut être qu’un nouvel abord sera à creuser… Votre podologue vous permettra de faire le point lors d’un bilan pour savoir s’il est intéressant chez vous (ou non !) d’avoir cette correction.
    Les appuis au sol sont à ne pas négliger. Plus l’épaisseur de la semelle d’une chaussure est importante, plus l’instabilité du pied, de la cheville et donc potentiellement du bassin le sera également. Regardez bien l’aspect des chaussures et ses composants avant d’en acheter ! Il est impératif d’éviter des mauvaises postures du pied maintenues longtemps (flexion forcée au bureau, pieds croisés toute la journée, etc.). Mesdames, laissez vos talons au placard au risque d’augmenter les tensions de la chaine musculaire postérieure et vous déclenchez des crises de névralgie mais aussi des sciatiques.
Attention

N’hésitez pas à parler de vos problématiques à votre médecin et votre ostéopathe : ils vous aideront et vous aiguilleront plus facilement !